Vendredi 15 octobre 2010
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Le spectacle est né dans un contexte un peu particulier.
Après le conservatoire, Stan trouve un boulot de vendeur dans un grand magasin de vêtements; ça ne lui plaît pas beaucoup
mais il faut bien payer le loyer!
Cela dure plus longtemps que prévu; le théâtre se fait plus rare et ça ce n' est pas bon bon pour le moral comme le dirait
une célèbre compagnie...
Mais au lieu de pleurer sur son sort pourquoi ne pas en rire?
C' est en observant les gens qui l' entourait, les vendeurs comme les clients, que Stan prit conscience que ce magasin
était en réalité l' endroit rêvé pour trouver des personnages!
Chaque jour il avait affaire à tant de gens différents!
Des filles, des garçons, des sexes indéfinis, des jeunes, des vieux, des couples, des célibataires, des gens issus de
toutes les classes sociales qui tout en choisissant leurs vêtements lui racontaient un bout de leur existence ou leurs préoccupations du moment.
Sur sa table de pliage, Stan installa une vieille valise de décoration à l' intérieur de laquelle il glissa des feuilles
et un stylo ce qui lui permettait de noter en cachette toutes les anecdotes qui allaient alimenter ses sketchs.
Puis il testait différentes voix et gestuelles dans les cabines d' essayages.
Une collègue de travail le surpris d’ ailleurs en pleine "répétition" et lui demanda: "vous êtes combien dans ta tête?" d’
où le premier titre du one man show.
A force de trop travailler… son spectacle, Stan a fini par se faire viré du magasin!
Faire rire est évidemment l' objectif principal, mais les personnages ne sont pas uniquement des "distributeurs de
vannes".
Ils ont une histoire à raconter, un univers dans lequel nous embarquer, le rire jongle ainsi avec l' émotion et l' on vit
un vrai moment de théâtre.
Stan met ainsi à profit l' enseignement éclectique du théâtre qu' il a reçu.
Il n' aurait ni écrit ni joué certains sketchs s' il n' avait pas travaillé Shakespeare ou Tchechov par exemple: au
théâtre, tout se rejoint.
L' important est d' agir sans aucune vulgarité et sans aucune méchanceté envers les gens; bien au contraire, ces
personnages sont les gens que l' on croise dans la vie de tous les jours mais qui cette fois ont l' occasion de s' exprimer devant une assemblée, ils n’ essaient pas d’ être drôles mais c’ est la
situation dramatique dans laquelle ils sont plongés qui devient risible. Le comique de situation demeure davantage percutant que le comique volontaire.